Équipe de musique - Ce qu'il vous faut savoir

Équipe de musique – Ce qu’il vous faut savoir

À quoi sert une équipe de musique?

Bien que dans certaines églises, l’équipe de musique est composée d’une seule personne, soit l’organiste, pianiste et/ou claviériste, il est de mise aujourd’hui d’avoir plusieurs personnes pour accompagner l’assemblée. L’impact visuel et sonore d’avoir une équipe pour appuyer le culte est évidemment supérieur à celle d’un “one man show”. Cela permet d’élever la musique à un rang supérieur à celui d’une simple “introduction au sermon”. De plus, il est rare qu’une seule personne possède toutes les facettes du talent musical.

Une équipe permet de produire une atmosphère empreinte de créativité. La participation de l’assemblée s’en trouve par le fait même améliorée. Le défi est d’utiliser judicieusement les ressources disponibles.

Quel est le rôle des membres de l’équipe de musique?

Il est primordial que chacun des membres comprenne et accepte son rôle au sein de l’équipe. Chacun doit être à sa place. La batterie par exemple, peut être un atout formidable, si le batteur renonce à prendre la vedette. Un des premiers pièges, c’est de sous-estimer sa visibilité, croire que les gens n’écoutent pas. Dans la réalité, même les gens qui ont peu d’aptitudes musicales savent apprécier de la belle musique. Aucun membre de l’équipe de musique n’a comme rôle de faire du “remplissage harmonique”. Chaque membre doit être dédié à son ministère. Même les
instrumentistes doivent bien connaître les paroles et l’esprit des cantiques de façon à ce que tout le monde se dirige dans le même sens.

Quelle orientation donner à l’équipe?

De même qu’il faut combiner les anciens cantiques avec les nouveaux, il faut encourager les musiciens expérimentés à jouer avec les plus jeunes. Ne pas former de clans (tout le monde joue avec tout le monde), encourager la patience et la tolérance. On doit permettre aux membres de faire des erreurs. La formation de la relève doit demeurer une priorité. Pour prévenir le surmenage, il est judicieux de faire une rotation des musiciens et des chanteurs selon un horaire établi 2 mois à l’avance.

La vision est l’art de percevoir les choses invisibles, celles qui échappent à la vue, au cœur et à l’imagination. Voici la vision de l’équipe de musique :

Nous croyons :

  • Que c’est le Seigneur qui dirige notre ministère et bâtit son église;
  • Que malgré les meilleures intentions et les plus grands efforts, c’est la présence de Dieu parlant secrètement aux cœurs qui donne le succès à notre service.

Nous voulons être :

  • Des adorateurs en esprit et en vérité;
  • Pleinement remplis et dirigés par le Saint-Esprit;
  • Des outils dans les mains de Dieu, utilisés pour sa gloire et non pour notre valorisation personnelle;
  • Des serviteurs invisibles qui considèrent l’attitude plus importante que la performance;
  • Nous voulons servir :
    1. En travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, dans l’harmonie;
    2. En cultivant l’esprit d’ouverture de l’assemblée (répertoire, styles, interprètes, etc.);
    3. En encourageant l’autonomie de chacun et la discipline personnelle;
    4. En créant un esprit d’équipe où les membres sont interdépendants.

Comment amener de nouveaux projets?

Les projets, comme démarrer une chorale ou organiser une soirée musicale, ont la fâcheuse manie d’amener des imprévus et de surcharger les personnes déjà très occupées. Voici quelques conseils :

  • Prendre son temps, ne pas mépriser les petits commencements (Zacharie 4 : 10);
  • Attendre le moment du Seigneur (Ecclésiaste 3 : 11);
  • Avoir une idée juste de ses ressources et de ses possibilités;
  • Séparer la tâche entre 2-3 personnes, éviter de démarrer un projet seul;
  • Consulter différentes opinions (Proverbes 15 : 22);
  • Être pleinement convaincu (Romains 14 : 23);
  • Opter pour la simplicité;
  • Voir le projet comme une étape et non comme une finalité.

Comment bâtir une équipe de musique?

Contrairement à un projet, qui est souvent un événement ponctuel, la construction d’une équipe est un processus qui est sans cesse en devenir. Voici quelques conseils :

  • Avoir une vision commune et travailler à la préciser le plus possible.
  • Prier et développer une atmosphère empreinte de pardon mutuel. Tendre vers la perfection sans être perfectionniste. La nuance peut sembler mince, toutefois il y a un monde entre les deux. Le perfectionnisme mène à une tension dans l’équipe et un sentiment d’insatisfaction presque continuel. Tendre vers la perfection conduit à travailler toujours de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur (1 Corinthiens 15:58).
  • Cultiver l’ouverture d’esprit de l’assemblée. Tenter d’innover sans se comparer, ni se laisser intimider par les groupes professionnels qui ont des chants et des arrangements fantastiques (et qui sonnent souvent “moche” accompagnés d’une simple guitare et d’un piano).
  • Développer l’esprit d’équipe, où le résultat global est plus important que le résultat individuel. Il doit y avoir une redevabilité mutuelle entre tous les membres et une interdépendance.
  • Se donner des objectifs réalistes, établir un plan d’action concret, bien gérer les priorités et garder un équilibre.
  • On doit veiller à développer l’autonomie des membres en ce qui concerne la transposition, la discipline personnelle, les photocopies, etc. Ainsi, tous les instrumentistes (pas seulement les pianistes et guitaristes) doivent avoir des notions d’harmonie de façon à pouvoir jouer simplement avec le nom des accords. Ils doivent pouvoir lire la musique en clé de sol et de fa. Les saxophonistes et trompettistes doivent pouvoir transposer à vue.
  • Développer et intégrer un musicien ou un chanteur à la fois. Leur assigner un parrain. S’assurer qu’ils partagent la même vision (user de précautions envers ceux qui viennent de d’autres assemblées).
  • Dialoguer avec les responsables en poste.
  • Tenir compte du contexte de l’église et de l’équipe (antécédents, culture, personnalité, âge, expérience, formation, goûts, classe sociale).
  • Être prêt à faire face à l’échec et à l’opposition.
  • Se réajuster en fonction de la direction du Seigneur.
  • Ne pas faire de favoritisme, ni de mauvais compromis.
  • Encourager individuellement et collectivement.



Comment écrire les arrangements?

La première chose à comprendre est que tout groupe musical se divise en trois sections soit : la section rythmique (piano, basse, guitare et batterie), les instruments mélodiques (saxophone, flûte et violon) et les voix (solistes et choristes). Cette classification n’est pas absolue, ainsi la guitare électrique peut jouer un rôle rythmique (“strumming”) ou mélodique (style groove – distorsion). La section rythmique est la fondation car c’est elle qui établit le tempo, le rythme et l’atmosphère générale. Elle met un accent sur certains temps et cela contribue à déterminer le
style (classique, “country” ou contemporain).

Écrire des arrangements est une profession en soi. Toutefois, la majorité d’entre sommes des amateurs qui ont peu de temps pour prévoir des arrangements élaborés lors de la période de louange.

Voici quelques conseils :

  • Déterminer l’atmosphère que l’on désire créer, il doit y avoir une certaine homogénéité empreinte de créativité. Chacune des pièces est divisée en sections (ex. couplet, refrain, “bridge”, etc.). Il est important de savoir quels sons sont nécessaires pour produire le style et l’atmosphère souhaités.
  • Si la partition de piano est un “accompagnement complet”, elle laissera normalement peu de place pour les autres instruments, car elle comprend déjà la ligne mélodique, la basse, etc. Si on désire incorporer d’autres instruments, il faut simplifier cette partition.
  • Ne pas noyer la mélodie dans une mer harmonique et rythmique.
  • Certains instruments doivent être réservés pour des moments spécifiques, tous ne jouent pas continuellement.
  • Combiner les instruments qui vont bien ensemble (ex. Saxophone et flûte; guitare et violon) et bien les coordonner (ex. Main gauche du piano avec bass drum et basse, guitare en “strumming” avec hi-hat, etc.). L’interaction entre ces différents éléments change selon les sections de la pièce. Dans un arrangement contemporain, il est de bon goût de coordonner le bass drum et la basse électrique selon un modèle rythmique commun.
  • Si un chanteur ou un instrumentiste remplit une ronde avec de l’improvisation, les autres doivent l’appuyer avec discrétion.
  • Respecter les principes généraux de la musique :
    1. continuité : créer un flot musical continu;
    2. progression : donner une direction à l’intérieur d’une pièce et entre les pièces. Converger vers un sommet (climax);
    3. alternance : changer d’atmosphère (doux – intense) selon un plan établi.

Les différents styles

Classique

L’accent rythmique est effectuée sur les temps 1 et 3 d’une mesure à 4 temps. Le rythme est souvent simple et les contretemps peu nombreux. L’harmonie change fréquemment dû à  l’enchevêtrement des différentes lignes mélodiques (soprano, alto, ténor et basse). Les cantiques ou chorals traditionnels sont un bon exemple. Ces chants peuvent être rafraîchis en retravaillant l’harmonie, et particulièrement la main gauche du piano.

Contemporain

L’accent rythmique est effectuée sur les temps 2 et 4 d’une mesure à 4 temps. La ligne mélodique est souvent d’un rythme plus complexe et syncopé. Celle-ci tend à être indépendante rythmiquement du reste de l’accompagnement. Les chants de style contemporains se prêtent plus facilement à l’improvisation, autant de la part des musiciens que des chanteurs.

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