Faire des gestes pendant la louange

Faire des gestes pendant la louange

Unir l’émotion avec l’action

Une adoration du cœur est caractérisée par le désir de plaire à Dieu dans chaque aspect de notre vie, à la fois d’une manière personnelle et en tant qu’église. Cela peut sembler être quelque peu déplacé pour nous de devoir s’occuper du corps physique de l’adorateur alors qu’il ou elle participe au sein de la communauté. Quand nous pensons à des actions physiques, nous nous trouvons à décrire ce que nous avons appris à considérer comme des actions rituelles ou des excès d’émotions. Des “excès” comme frapper ou lever les mains vers le ciel, ou des “actions rituelles” comme s’agenouiller ou pencher son corps.

“Ce sont des choses que les autres peuvent faire, pas moi,” pensons-nous. Nous avons besoin de regarder plus profondément à ce moment, avant de devenir trop critiques. Certains mouvements qu’on considère excessifs peuvent être bibliques.

Pour les adorateurs de plusieurs églises aujourd’hui, il y a peu d’occasions propices pour n’importe qu’elle action physique durant le culte, à l’exception de s’asseoir. Personne ne s’oppose à se lever pendant qu’on chante certains hymnes, mais à l’occasion, il semble que cela sert simplement aux gens à se dégourdir les jambes avant que le sermon ne débute. Lever les mains semble être un acte trop émotionnel, courber les genoux est trop formel. Ces actions sont étrangères pour nous.

Un de nos amis nous a déjà décrit une rencontre qu’il avait eu avec une femme qui allait dans une autre église évangélique de la ville. Elle lui a demandé si les gens levaient leurs mains dans son église. Il a répondu qu’ils ne le faisaient pas. Elle l’a ensuite questionné à savoir pourquoi ils empêchaient de faire ce que les Psaumes parlaient au sujet des cultes d’adoration. L’action défensive de mon ami fut de dire que toute cette idée semblait assez stupide : “Peut-être que les Psaumes parlent de telles actions, mais nous ne les faisons pas. Pourquoi le ferions-nous? Simplement parce qu’un pasteur nous dit de le faire?” La réponse de mon ami semblait suggérer que l’habitude et les choses précédentes soient les arbitres de nos actions, que la coutume (ma coutume) détermine nos réponses. “Ce n’est pas une de nos coutumes. Pourquoi le ferions-nous?”

Mais qu’en est-il de nos actions physiques durant le culte? Est-ce que la coutume dicte nos actions, ou est-ce qu’il y a des principes bibliques qui peuvent nous guider avec clarté et autorité pour prendre nos décisions dans ce secteur? Un des éléments merveilleux dans les vœux de mariage de certaines anciennes églises protestantes est la clause “Avec mon corps, je vais t’adorer”. Par ces mots, un amoureux dit à l’autre : “Mon corps va t’adorer, et ton corps
seulement je vais chérir. Avec mon corps, je vais te déclarer digne”.

De façon similaire, les Écritures nous donnent de multiples justifications qui nous suggèrent qu’avec nos corps nous devions adorer Dieu. L’adoration du cœur et du corps ne s’excluent pas mutuellement, elles se complètent. Peter E. Gillquist établit les bases de la question : “Pour mettre tout cela ensemble, nous ne pouvons tout simplement pas être spirituels sans être physiques. Car l’homme n’a pas été créé pour être soit simplement une âme ou un simplement
un corps. Nous ne sommes pas un ou l’autre, mais les deux.”

En réfléchissant un peu cela nous aidera à nous souvenir que les aspects matériels de notre adoration ne sont pas étrangers à notre position physique. Les deux coutumes à la base de notre vie d’adoration en public sont des actions physiques. La pratique du baptême et le mémorial du repas du Seigneur (la cène) sont des actes physiques. De plus, nous connaissons certaines églises où l’action de se laver les pieds les uns aux autres est aussi faite comme un
acte d’adoration de la communauté.

Désormais, même en excluant la question de la posture, nous trouvons que nos expériences d’adoration sont marquées par des actions physiques. Finalement, nous ne pouvons même pas avoir un culte d’adoration ensemble sans la présence de nos corps physiques. C’est le danger subtil de l’église électronique. Regarder un culte d’adoration sur la télévision peut être un acte béni par Dieu pour un individu, mais cette séparation physique de la communauté est une perte sérieuse. Ce n’est pas sans impact que d’être à l’écart de l’association des autres.

Le psalmiste mélange avec beauté le culte avec “le cœur, les mains et les voix”. Dans la prière de David à Dieu pour Son indulgence, il dit : “écoute la voix de mes supplications, quand je crie à toi, quand j’élève mes mains vers ton sanctuaire” (Psaume 28 : 2). Là, nous voyons ses paroles de prière ajoutées à son action de lever les mains comme une supplication, espérant que l’indulgence de Dieu sera révélée dans son sanctuaire. Plus loin dans le même poème,
David trouve que la grâce de Dieu l’a atteint encore une fois. Maintenant son cœur et sa voix se joignent dans une expression de joie : “l’Éternel est ma force et mon bouclier; en lui mon cœur se confie, et je suis secouru; j’ai de l’allégresse dans le cœur, et je le loue par mes chants” (Psaume 28 : 7).

Il est malheureux que les actions corporelles ont été autant séparées de notre adoration. Peut-être que nous sommes devenus trop rationnels dans notre compréhension à savoir comment Dieu désire travailler avec nous et à travers nous. Tel que souligné précédemment, la norme biblique est atteinte avec une activité corporelle incorporée à notre louange, si vous le faites pour offrir une expression du coeur avec émotion et action.

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Ronald B. Allen est professeur d’exposition biblique au Séminaire Théologique de Dallas au Texas (USA). Cet article a été traduit et réimprimé avec la permission du magazine Worship Leader. Si vous êtes intéressé à vous abonner à Worship Leader, S.V.P. appeler 1-800-286-8099. Visitez leurs sites internet à www.worshipleader.com et www.songdiscovery.com.

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